06 décembre 2009

La Chine a essayé le capitalisme, hélas ça ne marche pas !

L’information date d’il y a un peu moins d’un mois : un sondage organisé par la BBC qui demanda à 29.000 ressortissants de vingt-sept pays leur opinion sur le capitalisme. 11% des personnes interrogées seulement jugèrent que le capitalisme fonctionne de manière satisfaisante. Dans 21 des 27 pays, une majorité affirma avoir perdu confiance en lui. La France se révéla la plus critique avec 43 % des répondants considérant qu’il fallait que le capitalisme soit remplacé par un autre système économique. L’information n’est pas passée inaperçue en Chine : deux jours plus tard, le 11 novembre, le sondage de la BBC faisait la une du Huan Qiu, le principal quotidien chinois.

Le surlendemain, le 13, Mr. Zheng Bijian, l’un des conseillers politiques du président chinois Hu Jintao, se trouvait à Taiwan, où une assurance particulière transparaissait de ses allocutions, assurance que leur conférait apparemment le sondage de la BBC. Les faits, disait-il en substance, permettent de trier entre les pratiques qui marchent et celles qui ne marchent pas. S’il est vrai que le régime de la Chine continentale doit continuer d’évoluer, concédait-il, Taiwan de son côté doit prendre conscience que sa démocratie parlementaire doit elle aussi se modifier pour échapper aux tentations de la démagogie et du populisme, défauts habituels de ce système politique. Selon Francesco Sisci, correspondant en Asie de La Stampa : « La position de Mr. Zheng n’est pas sans rencontrer d’écho dans l’île, où de nombreux hommes d’affaires et de nombreux magnats admirent désormais l’efficacité de la Chine continentale ainsi que ses succès économiques ».

Signe des temps, ce sont les entreprises d’État chinoises qui ont bénéficié essentiellement du récent plan de relance s’élevant à 390 milliards d’euros et, dans un renversement significatif de la tendance, ce sont elles qui absorbent maintenant les entreprises privées. Autre signe des temps, la nouvelle statue de Mao à Chong Qing, haute de vingt mètres, ou son buste haut de trente-deux mètres récemment érigé dans le village de Jou-Zhi-Zhou, non loin de son lieu de naissance.

Tandis qu’en France la Commission Stiglitz – Sen propose de remplacer le Produit Intérieur Brut (PIB) par d’autres indicateurs de « la performance économique et du progrès social », la Chine a introduit de son côté le concept de « PIB rouge », dont la finalité est d’évaluer « les besoins réels des masses ». Mao parlait en son temps des obstacles au communisme que constituaient les « trois grandes montagnes » qu’étaient la féodalité, le capitalisme bureaucratique et l’impérialisme. Les tenants actuels du « modèle d’étude marxiste inspirant le parti », selon l’expression consacrée aujourd’hui, ont engagé le combat contre les « trois nouvelles montagnes » : le coût exorbitant dans la Chine contemporaine des soins de santé, de l’éducation et du logement.

On se souvient du rire de bon cœur des étudiants de l’Université de Pékin qui accueillit en juin les propos de Timothy Geithner, quand il dit que l’achat de Bons du Trésor américains constituait pour la Chine un excellent placement. Dans un contexte de désolation globale, seule la Chine semble émerger aujourd’hui. Les chiffres qu’elle communique suggèrent que l’Empire du Milieu parvient à tirer son épingle du jeu. Le nouveau « New Deal » rooseveltien, que l’Amérique haletante attendait de son président fraîchement élu, c’est bien la Chine qui l’a mis en place. On s’inquiète seulement de quelques anomalies, comme le fait que l’augmentation vertigineuse des ventes de voitures en Chine semble n’avoir aucun impact sur la vente de carburant, qui demeure elle étale. Les sommets atteints par la Bourse de Shanghai forcent également de s’interroger sur la capacité des autorités chinoises à maîtriser mieux que leurs homologues occidentales, les bulles financières.

Le retour en grande pompe dans les discours officiels de Mao et de Karl Marx confirme ce dont chacun se doutait : que le capitalisme n’aura été pour la Chine qu’un instrument transitoire mobilisé aux fins de parfaire sa révolution industrielle. « Nous avons accordé sa chance au capitalisme. Hélas, ajoute-t-elle la mort dans l’âme, cela ne marche pas ! »

Merci Paul Jorion

04 décembre 2009

Le capitalisme, le libre marché et le libéralisme

Paul Jorion : Bien fait pour leur pomme !




Vous avez dû suivre cette affaire : un ou plusieurs hackers sont parvenus à pénétrer les archives du CRU (Climate Research Unit) à l’Université d’East Anglia à Norwich en Grande-Bretagne. Le CRU, je vous le rappelle, est un groupe de travail qui affirme avoir mis en évidence le réchauffement climatique et la responsabilité « anthropique » dans ce réchauffement.

Qu’a-t-on découvert dans ces archives ? La preuve apparemment que ce groupe a trafiqué / falsifié sa recherche. On y trouve en effet la trace de quantité de sous-entendus, de manœuvres douteuses et autres coups tordus.

Les hackers affirment qu’ils ont ainsi apporté la preuve que le réchauffement climatique et son origine anthropique sont un faux, une machination. Est-ce bien le cas ? Difficile à dire, mais probablement non : ce que l’on découvre en réalité dans ces messages piratés, c’est la pratique quotidienne des scientifiques, à savoir, et dans le désordre : « cliquisme », mauvaise foi systématique, barrage corporatiste contre les idées hétérodoxes, clientélisme, etc. etc. Rien de plus en réalité que l’ordinaire des milieux universitaires.

Durant ma carrière dans la finance, on m’a souvent dit : « Vous avez dû être choqué par la manière dont on se conduit dans les milieu des affaires ! » Et ma réponse a invariablement été : « Hélas non : c’est bien pire dans l’université ! »

Une anecdote datant d’il y a bien longtemps (1979). J’avais écrit un article où je comparais les conceptions de W.H.R. Rivers, l’un des pères fondateurs de l’anthropologie de la parenté, à celles de Claude Lévi-Strauss, sur les implications pour les cultures des contacts qu’elles ont entre elles. J’avais soumis mon texte à la seule revue d’histoire de l’anthropologie qui existait à l’époque (il s’agissait d’une revue anglophone). J’avais essuyé un refus. La lettre anonyme (une pratique courante – censée garantir l’objectivité des opinions émises !) qui me l’annonçait offrait une explication vaseuse, où se reconnaissait par ailleurs facilement le style de celui qui dominait alors la discipline « histoire de l’anthropologie » et y bénéficiait en réalité d’un quasi-monopole. L’identité de l’auteur ne faisait aucun doute pour moi et je lui écrivis directement. Je lui dis qu’il était injuste qu’il barre ainsi l’accès de la discipline à de nouveaux auteurs. Il me répondit très brièvement avec une phrase du genre : « À la guerre comme à la guerre ! » Trente ans plus tard, mon article est toujours inédit : je l’ai retrouvé dans une caisse il y a quelques semaines.

Seulement, ce genre de pratiques universitaires, quand d’autres tombent dessus accidentellement, n’apparaissent pas à leurs yeux pour ce qu’elles sont avant tout : pour de la simple bassesse, mais pour ce qu’elles sont aussi, à savoir de la malhonnêteté. Et l’on crie alors au scandale.

C’est fou ce que l’on découvre ces jours-ci de monde – et cela va de Goldman Sachs à Wall Street au CRU en East Anglia – qui ont pris un malin plaisir à creuser leur propre tombe.

Qu’on ne compte pas sur moi pour pleurer sur leur sort : bien fait pour leur pomme !

DU BLog de Paul Jorion

La Société Générale met en garde ses clients contre un effondrement de l’économie

La Société Générale a indiqué à ses clients comment se préparer à un effondrement potentiel de l’économie mondiale. Dans un rapport intitulé « Le pire scénario de la dette », l’équipe de recherche économique de la banque a déclaré que les plans de sauvetage mis en place par nos dirigeants sur l’année 2008 et 2009 n’ont fait que transférer la dette privée dans les bras de gouvernements déjà fragilisés par leurs propres déficits créant ainsi une nouvelle série de problèmes.

l'article ici

Identité nationale suite

Jusque-là, le pouvoir avait toute raison de se féliciter de son idée de débat sur l'identité nationale, lancé depuis la case « immigration ». Cela marchait comme sur des roulettes. Malgré quelques protestations -justifiées- contre les arrières-pensées électorales de l'Elysée, le débat a « mordu » dans l'opinion et a pris de l'ampleur.

Les intellectuels s'y sont plongés avec délice, noircissant les pages « opinion » des journaux ; les Français se pressent aux réunions organisées sur le sujet ; Eric Besson, traître à la gauche devenu sa cible, est désormais auréolé de ce succès, au point que même Libération juge qu'il « trahit avec panache ». Le pouvoir, quand à lui, anime le « grand débat » sans grande orientation : l'essentiel est que l'on entende les mots « national », « immigration » et « sécurité ».

L'objectif de Nicolas Sarkozy est de consolider les positions qu'il a prises en 2002 sur l'électorat traditionnel du Front national, en vue des régionales. Et pour y parvenir, il n'hésite pas à aiguillonner ses lieutenants. Sur l'immigration, leur a-t-il déclaré, »allez y à fond la caisse » ! Sur l'identité nationale, il leur a lancé : « Je veux du gros rouge qui tache » (traduire : ciblez les milieux populaires)… L'UMP s'y est mise à coeur joie. Mariages gris, burqa, expulsions et couvre-feu… tout est bon pour nourrir les passions.

Problème, le gros rouge tache plus fort que prévu. Il éclabousse. L'affaire des minarets suisses, imprévue, a libéré la parole. Les inhibitions tombent, avec des bruits de vase. La xénophobie suinte sur le site mis en place par le ministère. Un maire UMP peut même déclarer sans honte qu'il est « temps de réagir » pour ne pas « se faire bouffer » par ces « dix millions » (il ne les nomme pas) que l'on « paye à ne rien foutre »… Ajoutez à cela l'apparition de sondages sur les mosquées, et le tableau est complet.

Tel le docteur Frankenstein, la droite voit sa créature prendre son autonomie et détruire tout sur son passage. Conçue pour siphonner les voix du Front national, elle vient gonfle l'extrême-droite dans les têtes d'abord, en attendant de gagner le fond des urnes en 2010. La machine, devenue folle, se retourne contre ses créateurs : elle fabrique désormais du FN, du bon gros FN qui tache.

Le lien ici

Inquiétudes à droite sur les risques de dérapage du débat sur l'identité nationale

"Je veux du gros rouge qui tache." C'est la consigne qu'a donnée Nicolas Sarkozy à ses ministres à l'Elysée en novembre. En plein débat sur l'identité nationale et à l'approche des élections régionales de mars 2010, nul besoin de délicatesse alors qu'il faut reconquérir les classes populaires de nouveau sensibles au Front national. "Le message était : "affirmez vos convictions, n'hésitez pas à cliver, les Français nous soutiennent"", raconte le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux.

L'articvle du Monde ici

03 décembre 2009

L'identité Française selon sarkozy

02 décembre 2009

Krugman, un économiste révélé par la crise



Prix nobel d'économie, Paul Krugman a lentement évolué de positions très optimistes sur la mondialisation à une prise de conscience de ses aspects sombres. Il prend dorénavant parti pour une taxation des mouvements de capitaux pour freiner la spéculation, et défend également la limitation du libre-échange.

l'article ici

Le vaccin suite

Merci Richard pour les liens !





01 décembre 2009

Origine du A(H1N1) : la piste d’une erreur de laboratoire est envisagée

Dans le sérieux Virology Journal, trois scientifiques australiens livrent leurs enquête sur les causes de l’apparition du virus H1N1, rendu célèbre par la déclaration de pandémie et depuis peu, rebaptisé H1N1pdm.Si ces souches virales de 1993 et 2000 se sont mélangées en 2009, c’est que des souches filles de ces ancêtres se sont trouvées réunies. Et donc, il faut partir à la recherche de ces souches récentes mais comme le laisse entendre Gibbs, cela suppose la coopération des laboratoires car si son hypothèse est exacte, c’est dans ces labos, plus que dans la nature, que l’on risque de trouver les indices adéquats.

L'article ici

29 novembre 2009

Eric Laurent : la face cachée des banques

24 novembre 2009

Hadopi : hi hi hi !

20 novembre 2009

Silence On Vaccine









13 novembre 2009

La face cachée des banques : un livre passionnant

Dans "la face cachée des banques", qui sort chez Plon le 22 octobre prochain, Eric Laurent, auteur de best-sellers, décrit les liens incestueux entre Wall Street et l'administration américaine. Il raconte son enquête en vidéo.





disponible ici sur amazon

Le temps qu’il fait, le 8 novembre 2009

La crise monétaire internationale et le traité du SUCRE, par Jacques SAPIR

Article communiqué par Jacques SAPIR (source : blog de Malakine)


L’échec de la tentative de ces derniers jours des Banques Centrales à inverser le cours du Dollar américain, et l’impossibilité d’exercer des pressions efficaces pour une réévaluation du Yuan chinois, indiquent bien que la question des changes est aujourd’hui au-delà de ce que peuvent contrôler les pays du G-20. En particulier, rien ne semble pouvoir arrêter le processus de surévaluation de l’Euro. Les bribes de réglementation sur la question des rémunérations et des bonus qui ont été arrachées ne sauraient ici tromper qui que ce soit.

La crise du Dollar va donc continuer à s’amplifier dans les mois à venir, provoquant des ajustements qui – en raison de leurs poids cumulatifs – vont très probablement conduire à une crise ouverte du système monétaire international. Les marchés des matières premières – hydrocarbures mais aussi céréales et métaux – seront de plus en plus déstabilisés car ils deviendront l’un des refuges de la spéculation. Faute d’aboutir à une solution concertée, qui clairement n’est pas possible aujourd’hui, c’est bien vers des initiatives régionales que l’on s’oriente. Dans leurs formes actuelles cependant, ces initiatives ne sauraient constituer qu’un palliatif. Il est même douteux que pour certaines d’entre-elles, et l’on pense ici spécifiquement à l’Euro, il arrive à se constituer en réelle alternative.
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La crise et le parlement européen

Récit de Paul Jorion

J’étais hier après-midi, l’un des huit « experts » conviés par la Commission Spéciale sur la Crise Financière, Économique et Sociale (CRIS) du Parlement Européen, à Bruxelles, sur « Les causes de la crise financière, ses conséquences et ses défis pour l’Union Européenne ».

Depuis la rentrée en septembre, j’ai participé à une demi-douzaine de réunions de ce type, où une brochette d’orateurs est appelée à se prononcer sur un thème similaire. Spécificité de l’après-midi d’hier : la médiocrité des interventions de mes co-panélistes, accumulant les clichés, les propos convenus, ânonnant les directives – qui de sa banque, qui de son gouvernement –, tout cela dans une affreuse langue de bois bureaucratico-administrative. Autre spécificité de la réunion d’hier : le très faible niveau d’information des intervenants de la salle, émergeant parmi les quelques centaines de parlementaires présents et leurs assistants, et posant des questions dont la teneur suggère – pour utiliser l’expression consacrée – qu’ils ou elles « tombent des nues ». J’excepte intentionnellement du lot, ceux qui, s’adressant à moi, insistèrent pour entendre le point de vue spécifique d’un anthropologue.

J’ai présenté comme origine de la crise, cinq causes principales (le résumé de mon intervention devrait être mis en ligne sur le site du comité) : baisse de la part salariale dans le partage du surplus au cours des trente dernières années – soulignant le rôle joué par les stock-options dans ce processus –, remplacement des salaires déficients par une politique de crédit complaisante, montée en puissance des bénéfices financiers dans la création de richesse – jusqu’à dépasser aux États-Unis 40 % de celle-ci, médiocrité et insuffisance des modèles financiers, aussi bien dans la valorisation des produits que dans la gestion du risque, enfin, vice conceptuel de la titrisation, transposant abusivement une logique assurantielle à un secteur – l’immobilier – coutumier des bulles financières.

Concluant par une perspective géopolitique, j’exposais brièvement la dynamique du « G2 » – encore appelé « Chimérique » – l’illustrant d’une référence au principe « faire de la force de son adversaires, sa faiblesse », emprunté aux arts martiaux chinois aussi bien qu’à l’« Art de la guerre » de Sun Tzu. M’adressant à l’auditoire, je lui demandais de manière très rhétorique si l’Europe entendait suivre les États-Unis dans le gouffre qui s’est creusé sous elle, et où elle se précipite en ce moment avec un enthousiasme renouvelé, ou si elle entendait émerger dans sa spécificité propre, comme troisième voie entre la Chine et l’Amérique.

Le temps des questions m’offrit également l’occasion de défendre l’idée d’une constitution pour l’économie, ainsi que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

L’apathie, la passivité, le manque d’un sens de l’urgence, qui caractérisaient les interventions entendues hier impliquent-elles que je devrais ignorer désormais les réunions de ce genre ? Non, car détonaient sur ce fond de médiocrité bureaucratique généralisée, les propos de Wolf Klinz, Président du Comité, et ceux de Pervenche Berès, son Rapporteur, les seuls à converger avec les miens. En m’invitant à témoigner devant ce comité, ils entendaient secouer le cocotier, tâche dans laquelle je serai toujours prêt à les seconder.

09 novembre 2009

Zemmour vs Hamon, Kool Shen et Frédéric Lopez !

04 novembre 2009

Bourdieu parle de Lévi-Strauss

29 octobre 2009

La vérité sors de la bouche des traders !

Mardi soir, ARTE après deux documentaires consacrés à la banque, l’un sur les relations douteuses entre les banquiers et leurs clients, l’autre à la vie de la City de Londres où un an après la crise rien n’a changé, a diffusé un débat hallucinant de franchise et de cynisme avec deux traders, dont le très médiatique Marc Fiorentino.

L'avenir des concerts : l'hologramme !

Essentiellement féminin et âgé de moins de 20 ans, le public se presse déjà depuis de longues minutes devant la petite scène du Showcase, club parisien des bords de la Seine. Et soudain, les quatre Tokio Hotel apparaissent, comme par magie.

Ils sont là, à quelques dizaines de centimètres à peine des premiers rangs. On pourrait les toucher, mais les doigts passeraient au travers des quatre garçons allemands dans le vent. Car ce ne sont les quatre compères de Tokio Hotel, mais leurs hologrammes qui sont sur scène. L'illusion est saisissante.

Tokio Hotel vient de faire une dizaine de concerts comme celui-là en Europe. Sylvie Garat, de la société Musion, propriétaire de la technologie, explique que l’illusion a été parfaite partout où le show a eu lieu.

Une constitution pour l’économie (Paul Jorion)

Une constitution pour l’économie

Première université européenne d’été de l’IHEST

Paul Jorion est sociologue et anthropologue de formation. Son parcours l’a conduit à s’occuper de questions liées à la gestion du patrimoine en France, puis, en Angleterre et aux Etats-Unis, à l’intelligence artificielle et à la finance. Il est l’auteur d’un livre très médiatisé, car anticipateur : Vers la crise du capitalisme américain ? Par ailleurs, il anime un blog qui rencontre un grand succès, et va publier prochainement deux nouveaux ouvrages, qui paraîtront le même jour, le 28 octobre prochain. Paul Jorion peut être qualifié de penseur indépendant, ne faisant pas partie de la communauté académique.

Voir la vidéo de l’intervention de Paul Jorion prononcée le 7 Septembre 2009 lors de la première université d’été de l’IHEST

Le lien ici

La folie des grandeurs de Sarkozy, quand il présidait l'UE



Mediapart s'est procuré le rapport de la Cour des comptes qui décortique – et critique – les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne. Au total, 171 millions d'euros ont été dépensés en six mois: 1 million par jour... La Cour des comptes s'interroge sur plusieurs opérations. Elle pointe ainsi une «programmation excessivement touffue», «la multiplication et le coût parfois élevé des opérations», le caractère «parfois dérogatoire, voire irrégulier, des procédures suivies», et «l'utilité publique variable» de toute cette machinerie. Mediapart s'attarde sur trois exemples et publie l'intégralité de ce rapport.
Au centre de la polémique: les 16,6 millions d'euros dépensés pour le sommet de l'UPM (Union pour la Méditerranée) avec un dîner à 5.000 euros par convive, des salons présidentiels et une douche... Mediapart décrypte ces critiques, les arguments en défense du gouvernement et donne quelques précisions supplémentaires.

Jetueunami.com: Séguéla déteste Internet… sauf quand ça lui rapporte

Séguéla, auto-proclamé ennemi numéro 1 du web, a d'autres activités que de se pavaner sur les plateaux télé. Il est responsable d'Euro RSCG, boîte de pub qui, comme nous l'apprend Slovar, a créé un jeu proposant de tuer (virtuellement) un ami… sur internet. La première victime?
Nous pensons qu’il serait intéressant que Laurent Ruquier invite à nouveau notre « moralisateur » sur son plateau pour qu’il nous explique en quoi la dernière création Web : « jetueunami.com » de BETC Euro RSCG (qui est une des filiales du goupe Havas dont il est le Vice-Président : Chief Creative Officer), n’est pas « la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée » ... des « créatifs » ?

C’est quoi jetueunami.com ? Présentation par le site Fluctuat:
« Marre de votre patron, de votre rédacteur en chef ou de votre petit copain / copine ? Vous voulez lui faire comprendre qu’il ne faut pas trop rigoler avec vous ? 13ème rue propose en association avec BETC Euro RSCG une solution assez élégante pour vous débarrasser de cette empêcheur de tourner en rond grâce au site jetueunami.com.
Depuis internet, donc, vous collez la tête de votre cible, vous choisissez votre tueur et en un clic vous n’avez plus qu’à admirer le résultat de votre commande (oui, les tueurs sont modernes aujourd’hui, ils fournissent la vidéo du meurtre, c’est très pratique).
Cinq tueurs (et en conséquence cinq scénarios) sont à votre disposition : mort par balle, à l’épée ou coulé dans du ciment... La vidéo est envoyée à votre « ami » et il n’aura plus qu’à vous remercier de votre gentillesse en vous renvoyant l’ascenseur... dans la gueule » - Source Fluctuat

Besson taquin entre deux reconduites à la frontière

27 octobre 2009

L'Amérique en dépression : c'est officiel !

On a très peu entendu parler de Mr. Joe Biden, depuis qu’il est devenu Vice-Président américain. Il a cependant eu sa petite heure de gloire la semaine dernière en affirmant que la situation de l’emploi aux États–Unis est telle que l’on ne se trouve plus dans un contexte de récession mais d’authentique dépression. Le fameux analyste financier Bill Bonner, de la Chronique Agora, est du même avis : il écrivait vendredi : « Nous sommes dans une dépression, pas dans une récession ».

Patrick Artus, économiste en chef chez Natixis, n’est pas en reste en matière de véhémence. Il écrivait mercredi : « Que les gouvernements aient le courage de dire la vérité aux Européens ! ».

La vérité ? à quel sujet ? Citons-le :

« Au lieu d’entretenir l’espoir d’une reprise rapide de la croissance et de l’emploi, les gouvernements feraient mieux de dire aux Européens qu’ils vont être confrontés :

[Premièrement,] à une perte irréversible d’emplois dans les secteurs qui se contractent après la crise (la construction, la finance, les biens durables…), d’où un chômage durablement très élevé ;

[Deuxièmement,] à l’absence d’idées pour créer des emplois nouveaux en quantité suffisante pour compenser les pertes d’emplois ;

[Troisièmement,] à la déformation du partage des revenus au détriment des salariés, avec le chômage élevé, les dé-localisations… »

Où est l’époque – pourtant pas si lointaine – où Mr. Artus et moi-même – disions toujours le contraire l’un de l’autre ?

J’ai évoqué le nom de Bill Bonner, tout à l’heure. John Mauldin, est lui aussi un analyste financier vedette, ami d’ailleurs de Bill Bonner. Je viens de lire son courrier en date de vendredi. Mauldin n’est pas sûr que le monde soit déjà plongé dans la dépression. Mais qu’offre à lire sa newsletter hebdomadaire ? une longue évocation nostalgique et pas toujours très cohérente de son enfance et de celle de son ami Bill Bonner.

Mauldin est né dans la misère et il s’interroge si tel ne sera pas aussi le sort de ses propres petits-enfants : « De la misère à la misère, en trois générations seulement ! », ironise-t-il. Et son courrier se conclut par une profession de foi à la fois grandiloquente et sans grande conviction dans le retour prochain de l’Amérique au premier plan des nations. Hum… hum ! Une chose est certaine : la dépression, à titre personnel, John Mauldin y est déjà !

L'article de Paul Jorion c'est ici

23 octobre 2009

Crise et anthropologie : Paul Jorion

Jean Sarkozy renonce provisoirement à la présidence de l’EPAD

Jean Sarkozy vient donc d’annoncer qu’il ne se présentera pas à la présidence de l’EPAD. Mais il ne renonce pas pour autant à entrer au conseil d’administration de l’établissement public qui gère le plus grand centre d’affaires d’Europe.

l'article ici

La phrase MDRXXL (mort de rire XXL) du jour

«Ma passion pour l’engagement politique est inaltérée parce qu'elle est inaltérable»

Jean Sarkozy, annonçant jeudi soir qu'il renonçait à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).


On a envie de lui dire : "va faire tes devoirs, à 23 ans il est temps d'avoir ta deuxième année de fac"

Stéphane Guillon : le gouvernement n’a pas le moral

22 octobre 2009

« Faisons un journal télévisé acquis au pouvoir ! »

20 octobre 2009

La liberté de la presse se dégrade en France selon le classement RSF

La France passe de la 35e à la 43e place. Les Etats-Unis rejoignent la tête du classement, tandis qu'Israël perd quarante-sept places.

L'article ici

Internet et les enjeux démocratiques



A mettre en parallèle avec l'article ci-dessous :

Pour Jacques Séguéla internet est la plus grande saloperie qu'est inventé les hommes.

Samedi soir le publicitaire Jacques Séguéla dans l'émission de Laurent Ruquier On est pas Couché a défendu Julien Dray en insultant le net.

Pour lui Internet est la plus grande saloperie qu'est inventé les hommes.

voici la vidéo de Full Hd Ready c'est a la huitième minutes

19 octobre 2009

Torture made in USA

A Guantanamo comme en Irak ou en Afghanistan, l'administration Bush a institutionnalisé la torture. Ses juristes ont tout fait pour s'exonérer des conventions de Genève et du droit de la guerre. Du 19 octobre au 19 décembre, Mediapart diffuse, en partenariat avec ACAT-France, Amnesty International et Human Rights Watch, l'enquête exclusive de la journaliste Marie-Monique Robin. Un documentaire de 85 minutes que vous n'avez pas pu voir à la télévision.

Pour un affichage plein écran, cliquez sur le carré en bas à droite du lecteur.

La « quantité de mouvement » propre à chaque marchandise

Disponible sur le blog de Paul Jorion


Monsieur Jorion,

Aussi nécessaire soit-elle, votre argumentation présentée dans l’article du MAUSS ne suffira pas à convaincre le plus grand nombre. Dans les faits, il y a une corrélation entre les quantités et les prix, mais elle est structurelle. Sur un territoire donné, on observe en effet une hiérarchie des prix, peu ou prou décalquée sur une hiérarchie d’abondance des choses. Pour faire court, disons que l’on trouve, à leurs extrémités, la baguette de pain à 1 euro 50, et la berline de luxe à 200.000 euros. Cela autorise à penser que plus une chose est abondante, plus bas en est le prix, et réciproquement bien sûr. Cette hiérarchie vient du fait que le prix d’une chose est essentiellement formé de son coût de production, et que seule la marge bénéficiaire du vendeur est négociable dans l’échange.

Cette fichue loi a une part de vérité qu’il convient de reconnaître pour mieux la démolir en tant que loi générale de formation des prix. (J’avais d’abord écrit « fond de vérité », mais c’est dans le fond qu’elle est archi-fausse !) L’on sait par exemple qu’un gros distributeur peut constituer des stocks pour organiser la pénurie et ainsi faire augmenter les prix. Il provoque une distorsion par rapport à ce qui semble être un point d’équilibre, mais celui-ci n’existe qu’entre des flux, pas entre des volumes. On se rappelle aussi, qu’à une certaine époque, l’Europe produisait plus de beurre qu’elle n’en pouvait consommer, ce qui l’obligeait à le stocker faute de pouvoir le vendre presque gratuitement.

Cela conduit du reste à imaginer une sorte d’équivalence économique de la conservation de la quantité de mouvement. En effet, puisqu’il est trivial et conforme au sens commun d’admettre que, pour vendre plus en volume il faut baisser les prix, et que les augmenter provoque une baisse des ventes, on voit que le produit volume*prix est « conservé », comme si le prix était une « vitesse de vente » : ce qui ne coûte pas cher se vend plus vite que ce qui est onéreux. (D’ailleurs, quand un produit « se vend bien », – et sous-entendu à bon prix -, ne dit-on pas qu’il se vend « comme des petits pains », c’est-à-dire vite et pas cher ?) Et ce serait la « quantité de mouvement » propre à chaque marchandise qui la placerait à un certain niveau dans les hiérarchies d’abondance et de prix dont je parlais plus haut. Ce schéma suggère que la « quantité de mouvement » de l’ensemble pourrait augmenter comme le PIB, et que sa structure se déforme au fil du temps sous les effets conjugués du progrès technique, de la productivité, des habitudes de consommation…

Mais la profonde stupidité de cette loi est ailleurs : elle tient dans sa prétention à passer pour une loi de la nature, ce qui lui fait dire que « l’offre » et « la demande » sont des grandeurs « agissantes » comme le sont la masse, le champ de gravitation, le courant électrique… Pour qui admire sincèrement l’œuvre scientifique, (en tant qu’œuvre de l’esprit), c’est une hérésie scandaleuse, absolument intolérable. Cette loi, qui attribue aux marchés une « efficience » quantitative indépendante de la volonté humaine, préparait le terrain aux théories libérales qui leur attribuent, de surcroît, une efficacité qualitative puisque les prix ainsi formés seraient « les meilleurs possibles ». Vous savez mieux que moi où cela nous a conduit.

Si l’on cherche une loi fondamentale de formation des prix, il faut mettre ceux-ci en rapport avec la durée de conservation des choses. Il est facile de voir que plus un bien est durable plus il est cher. Par exemple, si une belle maison coûte cher, ce n’est pas parce qu’elle est belle, mais parce que sa beauté incite à la conserver, de sorte que, restant belle, elle reste durable. Et les crises boursières surgissent non parce que l’offre serait subitement surabondante et la demande atone, mais parce que, subitement, les détenteurs de titres s’avisent que leur « valeur » n’est plus « durable », qu’elle risque de s’effondrer d’un jour à l’autre, de sorte qu’ils sont pressés de s’en débarrasser. Avant la crise, en période d’euphorie, ils croyaient avoir l’éternité devant eux, après ils n’ont plus une minute à perdre. On songe au Portrait de Dorian Gray…

Je tiens enfin à vous remercier chaleureusement de m’avoir répondu en postant un extrait de votre manuscrit. A travers les détails de votre description, on retrouve tous les éléments constitutifs de ce phénomène complexe que sont les échanges économique entre les êtres humains.
Avec mes salutations les plus respectueuses,

Crapaud Rouge

16 octobre 2009

La photo du jour

Les blondes et les micros

la séquence détente du jour :

Intérim et sans-papiers : la vidéo de la RATP relance le débat

Depuis 24 heures, une vidéo buzze sur le Net, qui montre les conditions de travail effroyables de sans-papiers, la nuit, dans les couloirs du métro à Paris. Ils sont employés non pas par la RATP mais par Asten, un sous-traitant qui a recours à de l'intérim, où les sans-papiers sont légion.




l'article ici

Plutonium dissimulé à Cadarache : l'Assemblée s'empare de l'affaire

A la suite de la découverte, sur le site de Cadarache, de plusieurs kilos de plutonium ayant échappé à tout inventaire, la directrice de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) va être "convoquée" à l'Assemblée.

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Cette nouvelle fait écho bizarrement au reportage affolant sur Arte l'autre soir.

Tous bientôt radioactifs ?

Le débat des internautes




Mort de rire :

Selon vous, Louis Sarkozy, 12 ans, doit-il être nommé ambassadeur de France aux Etats-Unis ? Ou président de France Télévisions (il regarde souvent la télé)? Ou ministre de l'Education (il va tous les jours à l'école)?

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15 octobre 2009

140 milliards de bonus pour les banques américaines en 2009!



Le Wall Street Journal a révélé des bonus honteusement hauts dans les banques états-uniennes. Paul Jorion se demande si, face à des capitalistes puissants et mis en danger par son réformisme , le Prix nobel ne vient pas le garantir des possibles menaces contre sa vie.

e mécanisme de la désignation du bouc-émissaire est l’un des plus vicieux que connaissent les sociétés humaines : un individu – ou une catégorie d’individus – apparaît soudain responsable de tous leurs maux et elles se persuadent alors qu’en se débarrassant de celui-ci, leur âge d’or serait à nouveau à portée de la main.

Mais que faire quand certains insistent à se porter volontaires dans ce rôle et – alors même que la vigilance est en baisse (parce que la Bourse est en hausse) – persistent à s’égosiller : « C’est moi ! C’est moi ! »
Je pense bien entendu aux dirigeants d’établissements financiers américains dont on apprend ce matin à la une du Wall Street Journal qu’ils se partageront, eux et leurs employés, 140 milliards de dollars cette année, la somme la plus élevée jamais attribuée, plus élevée même qu’en 2007 en ce qui concerne les 23 principaux d’entre eux, soit une moyenne de 143.400 dollars par employé, somme qui s’élève à 743.000 dollars chez Goldman Sachs – le double du montant versé l’année dernière dans cette firme.

La manne distribuée par le gouvernement américain n’a donc pas été perdue pour tout le monde. Bien sûr, les sommes les plus importantes sont attribuées par les banques ayant déjà remboursé le contribuable – on respire ! Et elles ne sont attribuées qu’à condition que soit respectée la nouvelle norme décourageant la prise de risque excessif – on se sent mieux !
Lorsque la taille du gâteau se réduit, et que ceux qui obtenaient déjà la part la plus large, s’arrangent – sans consulter personne – pour que la leur augmente encore davantage, c’est – comment dire ? déraisonnable : le jeu équivaut à jouer avec les allumettes.

Vous me direz : « Si cet argent a été gagné honnêtement, pourquoi ne pas le distribuer alors entre les employés ? » Cet argument est imparable et c’est celui qu’a d’ailleurs repris Mr. Van Praag, le porte-parole de Goldman Sachs, déclarant au WSJ : « Le meilleur moyen de détruire la firme serait de ne pas payer ses employés… Détruire une compagnie rentable ne serait de l’intérêt de personne. » Pardi ! mais si le Wall Street Journal s’indigne, croyez-moi, il doit y avoir quelqu’un, quelque part, pas trop éloigné des instances supérieures du monde financier qui doit penser – tout comme moi – qu’aujourd’hui à Wall Street on joue avec les allumettes.

La Norvège contre Wall Street
Ce qui m’encourage à revenir sur le Prix Nobel de la Paix attribué à Mr. Obama. Je n’ai pas été le seul à m’interroger à son sujet et on a appris, par exemple, que le jury qui lui a décerné le prix est composé de sociaux-démocrates, dont le plus influent serait même « de choc ». Admettons que l’idée se soit imposée en Scandinavie qu’il faille attribuer au président américain, un Prix Nobel. La physique n’aurait pas convenu, ni non plus la littérature : ses livres cultivent en effet la langue de bois, ni même encore l’économie : il est trop manifeste qu’il n’y entrave que pouic. Il ne restait donc que la Paix. J’ai dit l’autre jour qu’il s’agissait sans doute de lui apporter un renfort dans sa tentative de réforme de l’assurance-maladie mais la manœuvre relevait peut-être d’une considération plus générale.

Je m’explique : assassiner un Président des États–Unis, cela resterait une affaire intérieure à ce pays et, il faut hélas ajouter, qui présenterait automatiquement un petit air de déjà vu. Mais assassiner un Prix Nobel de la Paix, cela prendrait nécessairement une dimension internationale. La Norvège jugerait peut-être même bon de mener sa propre petite enquête sur les circonstances du meurtre. C’est pourquoi, il me semble maintenant que ce qui a valu à Mr. Obama son Prix Nobel, c’est la capacité qu’il lui reste de prononcer de manière inopinée, quelques heures seulement après l’attribution du prix (s’agit-il d’un cause à effet ?), des petites phrases comme celle-ci : «Tout cela n’a pas empêché les firmes financières et leurs lobbyistes de se mobiliser contre le changement. Ils font ce qu’ils ont toujours fait: ils prennent d’assaut le Congrès, ils utilisent la moindre bribe d’influence pour préserver un statu quo qui a optimisé leurs profits aux dépens des consommateurs américains, bien que bon nombre de ces Américains les aient renfloués il n’y a pas si longtemps et aient payé pour les mauvaises décisions qu’ils avaient prises ».

De tels propos ne vous mettent pas à l’abri des balles. Surtout quand les bouc-émissaires sont fiers de l’être et disposent d’une fortune personnelle considérable.

Retrouvez les articles de Paul Jorion sur son blog


*Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer " .

Même les lecteurs du Figaro lynchent Sarko

Epad : Jean Sarkozy ira jusqu’au bout » titre Le Figaro sur son site. C’est justement ce qui chafouine pas mal les visiteurs du site. Pas moins de 1150 commentaires traduisent le choc déjà ressenti par les députés de la majorité. De retour de leur circonscription, nombre d'entre eux ont expliqué s’être fait voler dans les plumes durant le week-end à propos de l’affaire « Sarkozy junior » ou « Prince Jean Jean, c’est selon ». Sur le site du Figaro, les papiers sur l'élection de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad croulent sous une avalanche de commentaires, largement négatifs, moqueurs, virulents, certains se désolant de cette France oligarchique, d'autres menaçant de renvoyer leur carte d'adhérent à l'UMP, de ne plus jamais voter à droite. Un tombereau inouï d'indignations.

l'article ici

Jean Sarkozy ne sera pas vraiment élu à l'EPAD

Pour ceux qui auraient un doute...

C'est le principal argument de la majorité : Jean Sarkozy sera élu par ses pairs et non désigné par son père. Sauf qu'en analysant la règlementation qui rgégit le conseil d'administration de l'EPAD, on réalise que les voix des huit représentants de l'Etat y sont prépondérantes.

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Stéphane Guillon charcute Sarkozy père et fils : formidable !

14 octobre 2009

Noam Chomsky : le monde des affaires impose sa loi à la présidence

13 octobre 2009

Lycée : Sarkozy père vante "la fin des privilèges de la naissance"

Mort de rire ! Cette histoire devient le symbole de la décadence de nos gouvernants. Il faut se pincer pour y croire...

En pleine polémique sur la candidature de son fils Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public de la Défense (Epad), le chef de l'Etat s'est risqué, mardi 13 octobre, à une petite remarque historique qui ne pouvait pas passer inaperçue. La création du lycée par Napoléon 1er "est un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance", a souligné Nicolas Sarkozy, lors de la présentation de la réforme de cette institution.
"Cela voulait dire : 'désormais ce qui compte en France pour réussir ce n'est plus d'être "bien né", c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve, par ses études de la valeur'", a insisté Nicolas Sarkozy

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Les pantouflages familiaux

Libération rappelait samedi d’autres pantouflages familiaux, moins exposés en Sarkofrance : François Guéant (32 ans), fils du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a émargé au cabinet de Rachida Dati. Thomas Devedjian, fils de Patrick le ministre de la Relance, a été nommé directeur du Fonds Stratégique d’Investissement, mis en place par Nicolas Sarkozy pour investir dans les projets de relance…
Rappelez-vous les belles promesses du père, en 2007, pendant la campagne présidentielle : « je veux que les nominations soient irréprochables »



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Lettre du maire adjoint de Nanterre à Jean Sarkozy : instructif !

Julien Sage
Maire-adjoint à Nanterre
Administrateur de l’EPASA
Secrétaire de l’Association des Jeunes Elus de France"

Cher Jean,

En premier lieu, je te félicite pour ta prochaine… comment dire… "nomination" à la tête de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense, le premier parc d’affaire d’Europe, avec ses tours obsolètes, son déficit abyssal et son projet urbain en panne.
Jeune élu de 29 ans, je suis moi-même administrateur de l’établissement public voisin, Seine-Arche. Celui-ci fusionnera avec le tien d’ici peu, quand ton père aura signé le décret. Bien que depuis 2 ans je travaille sur les dossiers de ce secteur, ceux-ci sont encore complexes à comprendre. Dès lors, tu comprendras donc qu’il est difficile pour moi de voir nommé à cette place quelqu’un de moins informé que moi, et qui a priori va voir l’influence de son établissement étendu sur ma commune lorsque ton père aura signé le décret de fusion. C’est près de la moitié de ma ville qui sera sous l’emprise de l’établissement que tu présideras.
Je te conseille avant toute chose de prendre le temps de visiter le secteur : bien que voisins, Neuilly-sur-Seine et La Défense n’ont rien à voir, et Nanterre n’est pas une morne plaine à bétonner. Moi, qui suis né et qui vis depuis toujours dans cette ville, moi qui ai été élu avec 56% dès le premier tour, moi qui connaîs presque chaque mètre carré de cette ville, chaque hall d’immeuble, j’aurai moins de droit de décider l’avenir de ma ville que toi. Je ne serai peut être même pas dans le futur conseil d’administration que tu vas présider, puisque ton père va supprimer mon poste d’administrateur. Tu comprendras que je sois scandalisé de la voir dépossédée de son urbanisation, remise entre tes mains par un tour de passe-passe "juridico-administrativo-politique" un peu bancal.
Pire encore : le fric que ce nouvel établissement va se faire sur Nanterre, en vendant des droits à construire, va servir à éponger les dettes de la Défense, et servira à rénover les tours devenues de vraies épaves.
Jean, si tu as bien compris, tu seras bientôt chargé de bétonner ma ville, sans que je ne puisse rien dire, pour rembourser les dettes de ton père, qui présidait l’EPAD bien avant toi… il n’y a vraiment rien qui te choque là-dedans ?
Alors avec tout ça, tu comprendras que je sois vraiment dégoûté. Dégoûté de la politique ; dégoûté des discours qui parlent du mérite et qui ne me donnent même pas les droits que mérite un élu local : décider, avec toi ou d’autres, du devenir de la ville où j’ai grandi, où j’ai appris, où j’ai été élu. C’est pour tout ça que je t’invite, une fois "élu" président de l’EPAD, à abandonner le mauvais procès qu’on fait à ma ville et à réaliser, par ton propre courage et ta propre volonté, le renouveau de la Défense sans exproprier toute une ville de son avenir.
Je te remercie et te prie de recevoir, cher Jean, l’expression de mes salutations cordiales.

l'article ici

12 octobre 2009

Jean Sarkozy : même les chinois se moquent !!!

La pétition contre la nomination du prince ici

L'affaire est largement commentée à l'étranger, jusqu'à la télévision chinoise, qui y a consacré un reportage:



Laurent Fabius trouve la critique à l’égard du jeune conseiller général UMP assez «injuste»? Et l’ex-Premier ministre (PS) de livrer, ce lundi matin sur France inter, un plaidoyer très ironique. Pour diriger «le plus grand quartier d’affaire d’Europe», «on a besoin d’un très bon juriste. M. Sarkozy est en deuxième année de droit, c’est un élément fort.» Sans compter qu’en matière de connaissance «des affaires», Jean Sarkozy «peut avoir quelques prédispositions.»

l'article ici

Les réaction sur Twitter ou un groupe a été formé sont rigolottes :


le "tweet" le plus plébiscité est l'oeuvre du conseiller municipal Vert à la mairie de Paris, Denis Baupin: "Il y a trois pays où on hérite du pouvoir de père en fils : Gabon, Corée du Nord et Hauts-de-Seine".

Sur le site de l'Epad, une offre d'emploi de "Président de l'Epad" a été inscrite dans la rubrique "petites annonces". Le profil requis : "Diplômé du baccalauréat, vous ne disposez d'aucune expérience professionnelle. Des notions élémentaires de droit seraient bienvenues, même si vous redoublez sans arrêt à la fac".

10 octobre 2009

La Sacem défend la taxation des FAI et des moteurs de recherche sans contrepartie




La Sacem et l'Adami veulent ajouter à la rémunération pour copie privée payée sur les supports vierges une rémunération complémentaire assise sur les abonnements à Internet. Ils assurent que cette nouvelle taxe devra baisser avec la baisse du piratage, et qu'il s'agit d'une "forme de dernier recours" avant la licence globale. Un mensonge, doublé d'une injustice.

l'article ici

Merci papa !




On apprend aujourd’hui grâce à un article dans le journal Le Monde que Jean SARKOZY s’apprête à prendre la Présidence de l’Etablissement Public d’Aménagement du quartier de la Défense. Il s’agit de la plus importante structure de ce type en France. Il ne touchera pas d’indemnités supplémentaires mais se verra confier la gestion d’un budget d’1 milliard d’euros.

L'article ici

Un autre ici

09 octobre 2009

Schubert revisité en 2008 à l'ère de la rationalisation

Schubert revisité en 2008 à l'ère de la rationalisation


Le Président d'une société multinationale reçoit en cadeau un billet
d'entrée pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Franz
Schubert.

Ne pouvant s'y rendre, il transmet l'invitation à don directeur des
ressources humaines, à charge pour celui-ci de lui faire un rapport sur la
qualité du concert.
Le lendemain du concert, le Président trouve sur son bureau le rapport de
son DRH.


1 - Les joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes
considérables.
Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir sur l'ensemble de la
symphonie, de manière à réduire les pointes d'inactivité.

2 - Les douze violons jouent tous des notes identiques.
Cette duplication excessive semble inutile : il serait bon de réduire de
manière drastique l'effectif de cette portion de l'orchestre. Si l'on doit
produire un son de volume plus élevé, il serait possible de l'obtenir avec
un amplificateur électronique.

3 - L'orchestre consacre un effort démesuré à la production de triples
croches.
Cela constitue un raffinement inutile : il est recommandé d'arrondir toutes
les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il
devait être possible d'employer des stagiaires ou des opérateurs peu
qualifiés.

4 - La répétition par les cors de passages déjà exécutés par les cordes ne
présente aucune nécessité.
Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait
possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.

Et enfin, Monsieur le Président, voici ma conclusion :
De toute évidence, si le dénommé Schubert avait pu prêter attention à ces
remarques, il aurait été en mesure d'achever sa symphonie en temps opportun.

07 octobre 2009

Dans la rubrique "ils sont frappés les japonais"

contre la crise: la guerre ou l'inflation!



La vision de "l'élite" Française :

Que raconte Tonton Minc en ce moment sur les ondes ? Que « 90% des Français sont hors crise » (Europe 1). Qu’« Apple est un bienfaiteur de l’humanité » (Usine Nouvelle). Et qu’il ignore si la crise lui fait perdre du chiffre d’affaires : « A mon niveau de privilèges, je ne sais même pas. Peut-être bien que je gagne un peu moins » (VSD).
Délicieux de cynisme, délectable de drôlerie.
On rit, on commence à s’habituer, et puis, au détour d’un compte-rendu d’un obscur débat avec Jean-Luc Mélenchon, on tombe sur la perle : « La dette, à ce niveau, ne s’éponge plus que de deux manières, par la guerre ou par l’inflation. »

L'article de Marianne ici

06 octobre 2009

Et voila comment ça fini ...

Fin du dollar comme monnaie d'échange sur les marchés pétroliers



es Etats arabes ont lancé des négociations secrètes avec la Chine, la Russie et la France dans le but d'abandonner la devise américaine comme monnaie d'échange pour le commerce du pétrole", titre The Independent, mardi 6 octobre, après avoir enquêté sur la "guerre " des devises sur le marché de l'or noir.

L'article ici

Un petit Herbie pour la route

Ahmadinejad serait juif ?

05 octobre 2009

"Votation" sur La Poste : l'UMP dénonce une "pantalonnade"

Ben voyons ...

"Mascarade", " tricherie", "mensonge", " fausse démocratie"... le parti majoritaire a rivalisé d'expressions pour montrer que "la votation citoyenne" sur le statut de la Poste était biaisée.

l'article ici

Polanski : Clinton rejette la requête de Kouchner



Au panier Kouchner :

Le chef de la diplomatie française avait écrit à la secrétaire d'Etat pour solliciter la clémence des Etats-Unis vis-à-vis du cinéaste. "Cela regarde la justice américaine", lui a-t-elle répondu.

l'article ici

02 octobre 2009

L'état de l'économie de 2 octobre2009 : Pau Jorion

Beurk ....

Une défense larmoyante

En particulier celle, larmoyante à souhait, de Frédéric Mitterrand qui, le jour même, sur Europe 1, faisait une déclaration aussi énorme qu’ahurissante. La voici in extenso :

« Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays. Je suis très ému en en parlant parce que je trouve que c’est une chose épouvantable et totalement injuste. Roman Polanski est un homme de cinéma de réputation internationale et c’est une émotion très profonde parce que Roman Polanski est un homme merveilleux. Et de la voir ainsi jeté en pature pour une histoire qui n’a pas vraiment de sens et de le voir ainsi pris au piège c’est absolument épouvantable. Et de la même manière qu’il y a une Amérique généreuse, il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur et c’est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage. J’apporte mon soutien à Roman Polanski. Le président de la république suit le dossier très attentivement, j’ai eu l’occasion d’en parler avec lui ce matin et je pense qu’il est au même diapason d’émotion que moi et que tous les Français... Je pense que tous les Français doivent être avec Roman Polanski dans cette épreuve ».



« J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

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La moitié des médecins et les trois quarts des infirmières refusent le vaccin contre la grippe A



Selon un sondage IFOP pour le Quotidien du médecin, seuls 52% des médecins libéraux seraient prêts à se faire vacciner contre le virus H1N1. C’est toujours deux fois plus que les infirmières, qui ne sont que 26% à y être favorables...

Selon un sondage IFOP publié lundi par le Quotidien du médecin, à peine plus de la moitié des médecins libéraux (52%) accepteraient d’être vaccinés contre le virus de la grippe A/H1N1. 46% sont plutôt contre (28% certainement pas et 18% probablement pas). En outre, 89% d’entre eux se déclarent confiants face à l’épidémie, 10% seulement affichant une certaine inquiétude. Plus gênant, selon ce sondage, réalisé entre le 14 et le 16 septembre dernier, les médecins libéraux rechigneraient à participer aux plans de vaccination : seuls 42% sont prêts à se porter volontaires. Pas mieux chez les infirmières, dont seulement un quart (26%) accepte la vaccination, selon le Syndicat national des professionnels infirmiers.

Jamais contents, ces Français...

Sauf que le phénomène touche le monde entier. En août 2009, une étude publiée au Royaume-Uni révélait déjà qu’un tiers seulement des infirmières britanniques accepterait de se faire vacciner, un autre tiers restant indécis. Même topo à Hong Kong, où une étude publiée dans le British medical journal relève que 48% des personnels de santé refusent l’injection. Aux Etats-Unis, les soignants vont jusqu’à refuser la vaccination obligatoire. L’Association des infirmières de l’Etat de New York, qui représente 37 000 travailleuses, vient de se rallier au mouvement. Et les déclarations de soutien affluent. Aux dernières nouvelles, c’est la Fédération des employés publics (9000 infirmières et 3000 professionnels de santé) qui s’est jointe à la protestation.

Car les doutes s’accumulent, sur ce vaccin...

1/ Le syndrome de Guillain-Barré. Une affection neurologique très rare, mais aussi très grave. Selon Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Afssaps, interrogée par Le Monde, la corrélation entre ce syndrome et la vaccination est "établie et quantifiée", de même que pour le vaccin contre la grippe saisonnière, d’ailleurs. Mais l’apparition de l’affection ne concernerait qu’"un à deux cas supplémentaires par million de personnes vaccinées".

2/ Les adjuvants. Ce sont des substances ajoutées au vaccin afin de stimuler l’immunité de l’organisme et d’accélérer ma mise en place du système d’autodéfense. Ces composants permettent d’ailleurs la vaccination en une seule dose. Or, les adjuvants sont accusés de favoriser l’apparition de certaines maladies graves, des pathologies auto-immunes notamment. S’ils sont autorisés en France et dans d’autres pays, les adjuvants sont bel et bien interdits aux Etats-Unis, malgré l’immunité juridique protégeant les fabricants de vaccin.

3/ L’agenda serré. Malgré l’extraordinaire célérité des laboratoires pour produire le vaccin en grandes quantités, malgré le fait que la vaccination puisse débuter avant la fin des tests cliniques (au Canada par exemple), si l’on ajoute le délai de livraison des doses (octobre - décembre) aux trois semaines séparant nécessairement les deux injections et aux deux semaines permettant au corps de se forger une immunité digne de ce nom, la date de vaccination du plus gros de la population serait bien tardive, alors que l’épidémie a déjà commencé... et que son pic est prévu pour fin octobre !

4/ L’(in)efficacité. Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) estime que "le degré d’efficacité clinique de la vaccination pandémique est, à ce jour, incertain et qu’elle peut ne procurer qu’une protection incomplète contre le virus pandémique". De plus, et l’argument est trop souvent oublié par les médias, si le virus - pour l’instant peu virulent - venait à muter, ce qui constitue le risque majeur de la pandémie actuelle, alors ce vaccin serait certainement... inefficace !
Sources : lesmotsontunsens.com, quotimed.com, lemonde.fr, hcsp.fr, syndicat-infirmier.com, nursingtimes.net, bmj.com, newsday.co

l'article ici

Kouchner soutient Polanski : ça sent bizarre non ?



M. Kouchner a critiqué "la manière dont la justice est utilisée" dans l'affaire: "ce n'est pas la justice internationale que nous accusons, c'est la manière dont elle a été utilisée", a-t-il commenté, en remarquant: "le cinéma suisse invite Roman Polanski et sait bien qu'il va venir". "Tout ça n'est pas très joli", a-t-il ajouté.

"C'est un peu sinistre cette histoire, franchement. Un homme d'un tel talent reconnu dans le monde entier, reconnu surtout dans le pays qui l'arrête, tout ça n'est pas sympathique", a observé le chef de la diplomatie française.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/polanski-kouchner-a-ecrit-a-clinton-avec-son-homologue-polonais_790706.html

Heureusement il y a terminator :



Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a estimé jeudi 1er octobre que Roman Polanski "devrait être traité comme tout le monde".
Schwarzenegger se dit un "grand admirateur" du travail du cinéaste, arrêté samedi en Suisse pour une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans. Mais "peu importe que vous soyez un grand acteur, un grand réalisateur ou un grand producteur", estime-t-il, interrogé sur CNN.

l'article ici

24 septembre 2009

L'esprit de la droite américaine

Dans son émission du 23 septembre sur la Fox, Glenn Beck a voulu illustrer l’état d’esprit actuel de la droite américaine face à la réforme du système de santé américain proposé par Barack Obama. Pour ce faire, l’éditorialiste s’est livré à une expérience : selon lui, une grenouille plongée dans le l’eau bouillante sautera immédiatement pour sortir de la casserole. Malheureusement pour l’animal, il semblerait que cela ne soit pas le cas.




L'article du Nouvel obs ici

16 septembre 2009

Vaccin H1N1 : ça craint ! (repeat after me)


Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières

Notre devoir d’infirmières est d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes
1er septembre 2009

Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.

Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d’un côté une semaine de grippe, de l’autre une probabilité, faible mais définitive, d’avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.

Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir "raison garder". La pandémie peut causer une crise économique, et l’Etat s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes" souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.

Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l’ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l’inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an ! Selon l’INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l’épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne. Source : http://www.invs.sante.fr/surveillan...

Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l’épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d’AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes…), la définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »

Les décès lors d’une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, or rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que ces complications indirectes seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1).

Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB

Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.

Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d’entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l’OMS "Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l’ordre d’un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin." Source : http://www.who.int/csr/disease/swin...

Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).

"Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l’évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive."

Détails : http://www.lemonde.fr/planete/artic...

Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l’homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l’OMS, "des questions spécifiques, à propos de l’innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d’essais cliniques de grande ampleur, peuvent apparaître lorsque la vaccination concerne des populations très nombreuses. Toujours selon l’OMS, "par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d’innocuité et d’efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer".

Pour toutes ces raisons, l’OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité

Détails : http://www.who.int/csr/disease/swin...

Problèmes de l’adjuvant du vaccin H1N1

Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d’utiliser une dose d’antigènes plus faible. La question est de savoir l’impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.

Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d’utiliser de très faibles doses d’antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques, etc.) ne verront pas leur problèmes s’aggraver.

Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d’antigène (pour accélérer la production, vu les quantités à produire rapidement) grâce à la présence de l’adjuvant AS03, un amplificateur d’effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.

Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.

Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l’albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l’indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans. (détails dans les conclusions de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/upl...)

Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées par les décennies d’expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?

Car, contrairement à ces vaccins classiques, l’utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :
- Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique utilise ses propres mélanges, dont elle détient les brevets.
- Le passage des essais cliniques à l’administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l’utilisation des médicaments. S’il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu’on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c’est une expérimentation grandeur nature.
- La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d’intervalle.


source : Syndicat National des Infirmiers